Les articles ci après ne sont pas, sauf indication contraire, des articles originaux, mais forment plutôt une revue de presse d'articles glanés en veille sur le web. L'adresse de l'article original est toujours fournie.(JMR)
Qui suis-je
- Jean-M. Riopel (bibl.pro.)
- Je suis un humaniste qui a toujours eu comme objectif l'atteinte de la condition d’honnête homme au sens du XIXe siècle et qui a embrassé l'état de spécialiste du savoir dans ce but de non spécialisation. Je continue à faire marcher mes "petites cellules grises" en m'intéressant à tout et à tous .
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lundi 16 février 2009
A Washington, l'avènement de la "clicocratie" - Le Monde.fr
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Edition abonnés Archive : Barack Obama est déjà confronté à la dure réalité du pouvoir
Six jours plus tard, dans une nouvelle vidéo sur YouTube, deux responsables du Parti démocrate annoncent que l'appareil de campagne se transforme en une entité permanente, baptisée Organizing for America. Elle disposera de sa propre équipe, hébergée au siège du parti à Washington.
La tâche est immense, car ce projet n'a pas de précédent. Cela dit, l'équipe d'Organizing for America ne part pas de zéro. Elle dispose de l'arsenal des nouveaux outils Internet créés et rodés pendant la campagne électorale, et prêts à reprendre du service.
Au coeur du dispositif, une société privée, Blue State Digital, agence Internet d'un nouveau genre créée en 2004 par des jeunes militants démocrates technophiles. Dès janvier 2007, le candidat Obama sous-traita à Blue State Digital la plus grande partie des activités Internet de sa campagne. La direction du secteur Nouveaux Médias fut confiée à l'un de ses fondateurs, Joe Rospars, 25 ans à l'époque, qui amena avec lui plusieurs de ses employés. L'équipe compta bientôt une centaine de membres, en partie issus des firmes de la Silicon Valley et des grands médias.
http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/02/11/a-washington-l-avenement-de-la-clicocratie_1153814_0.html
lundi 26 janvier 2009
Vie privée : le lien troublant entre le site de la Maison-Blanche et YouTube - Vnunet
Cécile Grégoriades 26-01-2009
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Quel est le degré de proximité entre la nouvelle équipe de Barack Obama et Google? On sait déjà qu'Eric Schmidt, P-DG de Google, avait largement soutenu Obama lors de sa campagne. Mais un doctorant de Harvard, spécialisé dans la surveillance sur Internet, pointe du doigt une collusion dérangeante.
Depuis le début de sa campagne, Barack Obama a eu recours à la plate-forme de vidéos en ligne YouTube pour communiquer avec les électeurs sur son site Barackobama.com. Or YouTube, une entité de Google, installe des cookies informatiques à chaque fois qu'un internaute visite une page qui héberge une vidéo.
Autrement dit, Google collecte et conserve des informations personnelles sur le visiteur, son parcours sur le site et ses habitudes de navigation. Et ce sans même avoir besoin de visualiser une vidéo YouTube. Que l'on clique ou non sur "play", YouTube se sert de ces fameux cookies pour collecter des informations personnelles.
Il s'avère que le site du Président des Etats-Unis qui est dorénavant entré en fonction a peu changé de politique envers YouTube : Barack Obama utilise toujours le player gratuit de Google pour héberger ses vidéos.
"Si cela démontre clairement que le 44ème président est à l'aise avec le web 2.0, cette décision de mettre des vidéos YouTube sur son site permet aussi à Google d'amasser insidieusement les données personnelles des millions de personnes qui visitent WhiteHouse.gov, même ceux qui ne cliquent pas sur l'icône play", assure Christopher Soghoian, étudiant au Berkman Center for Internet and Society de Harvard dans une contribution sur un blog de News.com.
Le cookie reste en permanence de facto
Une situation inacceptable selon de nombreux observateurs, qui appellent l'équipe Web du nouveau président à utiliser un autre lecteur payant de type Flash, qui ne permette pas à une société privée de collecter des informations privées sur le dos des contribuables. Le site Internet de la Maison Blanche est en effet financé par de l'argent public.
Certes, la plate-forme de vidéos de Google a l'avantage d'être gratuite. Si l'équipe de campagne d'Obama avait du payer la bande passante des vidéos visualisées des millions de fois, la facture se serait élevée à plusieurs dizaines de milliers de dollars.
Grâce à YouTube, ce montant est proche de zéro, mais à "quel prix" pour les utilisateurs? Le cookie installé dans le navigateur a une durée de vie de huit mois, renouvelable à chaque nouvelle visualisation d'une vidéo YouTube. "Vue le nombre de vidéos 'embedded' sur le Web, le cookie reste de fait permanent sur son navigateur", note Christopher Soghoian.
Il semble que l'équipe Web d'Obama ait cependant fait un effort ce week end, en proposant une image des vidéos YouTube sur le site de la Maison Blanche, comme on peut le voir sur cette page. Grâce à cette technique, YouTube ne peut pas prétendre aux informations personnelles des internautes si ces derniers se contentent de regarder la page Web. Mais dès que l'on clique sur l'icône "play", le cookie est activé.
Un simple pansement sur un problème réel, selon l'expert d'Internet, qui appelle l'équipe d'Obama à mettre la main à la poche pour remplacer le player propriété de Google par un player qui "n'espionne pas" la vie privée des citoyens.
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lundi 9 juin 2008
USA : la 1ère campagne du 21ème siècle
Lettre d'informations sur l'e-Démocratie
"Obama sera t-il le JFK du Net ?". Près de dix-huit mois après cette question posée par PoliticsOnline, l'outsider Barack Obama a officiellement remporté l'investiture du parti démocrate pour l'élection présidentielle américaine du 4 novembre prochain, après une lutte acharnée contre Hillary Clinton. Une longue campagne électorale qui a vu le web pleinement utilisé comme un outil efficace au service d'un candidat.
Quelque soit l'issue du scrutin de novembre, ces mois de campagne resteront dans l'histoire comme un pas de plus dans la longue marche vers l'e-Démocratie, c'est-à-dire vers une plus grande participation des citoyens dans la vie politique. La première véritable campagne du 21ème siècle se déroule en ce moment, celle qui restera peut être aussi fondamentale que celle de 1960, quand le débat télévisé entre John Kennedy et Richard Nixon fit de la télévision un terrain incontournable pour mener une campagne électorale. Le candidat lui-même déclare dans Times que "l'une des plus grandes surprises de la campagne est le pouvoir de l'Internet"
La campagne du sénateur Obama est le fruit d'une rencontre entre une aspiration populaire au changement, une mobilisation inédite des jeunes et l'Internet. Comment un candidat quasi inconnu et avec peu de ressources financières aurait-il pu s'imposer sans la formidable capacité d'Internet pour mobiliser rapidement des supporters et pour collecter massivement des fonds ? Près d'un million de personnes (918.846 précisément au 8 juin) sont inscrites, par exemple, au groupe de soutien à Barack Obama sur Facebook et ses vidéos publiées sur YouTube ont été visionnées 37 millions de fois.
L'Internet était au coeur de la stratégie de campagne de Barack Obama. Depuis l'annonce de sa candidature sur YouTube jusqu'aux deux millions de volontaires recrutés en ligne pour aller sur le terrain prêcher la bonne parole, tout ce qui fait Internet a été mis à contribution.
Peter Leyden, de l'Institut New Politics, cité par le Times en mai dernier, soulignait que l'incroyable, "c'est qu'Hillary Clinton a probablement fait la meilleure campagne de l'histoire américaine : elle a collecté plus d'argent que personne d'autre avant elle, elle a correctement verrouillé le parti, elle a rassemblé les consultants les plus célèbres du pays et elle a bien géré les conflits. Et pourtant, elle a été battu par le représentant d'un modèle différent pour une nouvelle politique". "Sa campagne sera la dernière campagne verticale du côté démocrate" assure Joe Trippi, l'ex conseiller d'Howard Dean.
Ironie de l'histoire, ce nouveau modèle a été inventé par John McCain, qui, lors des primaires républicaines de 2000 contre George W. Bush, fut le premier à collecter des fonds par Internet, récoltant alors 6 millions de dollars (A ce stade, Barack Obama a collecté plus de 200 millions de dollars en ligne). Il sera l'auteur, deux ans plus tard, d'une loi sur le financement des campagnes électorales qui mit fin à l'ère des grands financeurs électoraux en plafonnant le montant maximum des dons à 2.000 dollars par personne (2.300 dollars pour cette élection). Mais ce que l'équipe d'Obama a compris, grâce à l'expérience d'Howard Dean lors des primaires démocrates de 2004, c'est que les petits donneurs pouvaient participer aussi efficacement. C'est ainsi que plus d'un million de citoyens américains ont financé la campagne du sénateur Obama avec un don moyen de 200 dollars. Surtout, ce sont autant d'adresses e-mails et de relais d'opinion versés à la campagne.
Un "tremblement de terre" selon Michael Malbin, directeur de l'Institut de financement des campagnes car "cette année, les donateurs ne sont pas seulement des donneurs. Ce sont des faiseurs".
Relire les précédents articles :- Obama sera t-il le JFK du Net? 18 janvier 2007
- La percée d'Obama est-elle liée au web ? 5 janvier 2008
- Mobilisation sans précédent des jeunes - 11 février 2008
- Obama, le candidat des internautes - 13 février 2008